Le 6 avril, le calendrier a fixé le seuil de mes 70 ans. Face à cette étape importante de ma vie, je me suis lancé le défi de courir les « 100 km de Millau ». Je tenais absolument à associer ces deux événements, ne voulant pas garder de mon anniversaire que la seule image d’un savoureux gâteau décoré de bougies en nombre de plus en plus préoccupant.

Jean-Pierre Brignol

Si ma participation à cette épreuve mythique date du 27 septembre 2014, sa « découverte » remonte à plus de trente ans. A l’époque, en marge de mon travail au bureau d’études de la Société du Canal de Provence, je jouais au football et faisais du vélo. J’avais une bonne forme physique, mais sans réelle expérience de la course à pied. Un jour, un ami féru de course de fond, m’a proposé de faire les « 100 km de Millau ». J’ai sagement refusé la proposition mais avec l’idée de pouvoir m’inscrire un jour à cette épreuve. L’achat du livre de Serge Cottereau LA COURSE DE FOND, a été mon premier pas dans cette voie.

A la même époque, les voisins, avec qui nous partagions le trajet de nos enfants jusqu’à l’école maternelle, étaient devenus des amis. Sur leur invitation, nous passions ensemble quelques jours de vacances dans leur maison familiale au Viala-du-Pas-de-Jaux, située à trente kilomètres de Millau… André et Alexandra, nous ont fait découvrir le Larzac par les nombreux sentiers de randonnée tracés sur le plateau aride où les rochers dessinent d’étranges silhouettes dans le soleil couchant. A la beauté rude et mystique de ces paysages, la cueillette des champignons sur la Devese où celle des mures le long des chemins bordés de ronces, se rajoutaient à tous nos souvenirs.

C’est dans cette affectivité que j’ai trouvé l’énergie pour préparer le projet sportif de courir à pied 100 km pour mes 70 ans !

Après une opération du pied en septembre 2008, j’ai repris progressivement la compétition début 2011, sur des distances de 10 à 20 km. Cette année, classé V4, j’ai la satisfaction de faire souvent une place sur podium.

Un ami, m’a permis de rencontrer Jean-Luc, un cent-bornard crédité de 10h45 aux 100 km de Millau qui m’a fait part de son expérience et donné de précieux conseils. Quelques mois après cette première approche, l’épreuve restait encore lointaine jusqu’à ce que la confirmation de mon inscription par internet (dossard 504) vienne marquer officiellement mon engagement.

A partir de chez moi, j’ai l’habitude d’aller courir sur des parcours variés comme les berges de L’Arc, les Jardins de la Torse, le Plateau de Bibémus, la Tour de César, les abords de la Sainte Victoire et du Montaiguet. Tous ces endroits accessibles en chaussures de running dès le saut du lit…sont situés dans un superbe environnement naturel, ponctué de quelques magnifiques bâtisses. C’est dans ce cadre privilégié que j’ai préparé les 100 km de Millau.

Jean-Pierre Brignol

Toutes les revues spécialisées donnent des conseils et proposent des programmes de préparation très détaillés, mais aujourd’hui, à 70 ans, je ne regarde plus que les images…. Par contre, j’ai été intéressé par le plan d’entrainement que Jean-Luc a utilisé pour préparer Millau en 2012. Mais c’est dans le livre de Bruno Heubi « Courir longtemps » que j’ai trouvé le programme correspondant le mieux à mon niveau. J’ai débuté en juillet la préparation spécifique basée sur 5 jours / 8 semaines et comprenant des sorties longues de 2h15 à 3h15. J’ai assez vite oublié toutes ces prescriptions, pour faire des sorties quotidiennes sans souci du chrono, me laissant guider par mes sensations et ma fantaisie…

En mettant à notre disposition leur grande maison familiale du « Viala » Alexandra et André ont permis de régler idéalement la question du logement. De plus, grâce à eux, nous avons pu faire la reconnaissance d’un tronçon 30 km entre Millau et Saint-Affrique, dans les conditions de course. Pendant quelques heures, dans cette réalité, j’ai eu l’impression de traverser un rêve d’autant plus agréable que je venais de passer, en douceur, la cote de Tiergues, une difficulté majeure de la course.

Jean-Pierre BrignolCette énergie, je la dois peut-être au repas que je prends depuis six mois tous les matins en suivant « Le Miam-O-Fruit » d’après la méthode de France Guillain. La nourriture est un vaste sujet avec des approches aussi nombreuses que variées. A part le petit déjeuner, je n’ai pas beaucoup modifié la nature de mes repas, pour la plus part variés et équilibrés. Par contre j’ai évité systématiquement une alimentation grasse comme des plats en sauce, les charcuteries, les fritures et autres viennoiseries…

Me voilà prêt à partir pour Millau avec dans le coffre de la voiture, mes affaires, mes craintes et une fierté moins grande que mon défi.

La préparation de mon sac de sport a débuté par l’achat d’une seconde paire de running à fin de parer à toute éventualité, d’une indispensable lampe frontale, d’une tunique fluorescente et d’un maillot à manche longue pour la nuit. Pour compléter mon équipement de coureur, j’ai longtemps hésité pour choisir la tenue que je porterai sur la ligne de départ. A peine avais-je fait mon choix que je recevais en colissimo, un magnifique maillot spécialement floqué pour l’évènement et expédié par Bernard au nom de toute sa famille. J’étais convaincu que ce T-shirt, par son histoire et son graphisme, concentrerait sur moi toutes les énergies positives pour m’aider à avancer…

Ainsi, un premier groupe de supporters « TOUS DERRIÈRE NOTRE VÉTÉRAN PRÉFÉRÉ » venait de se manifester. Plus tard, de vaillants renforts partis en voiture de Pourrières, de Venelles, d’ Aix-en-Provence et du Lavandou ont convergé, trois cents kilomètres plus loin, au Viala, accueillis par André et Alexandra dans la chaleureuse ambiance d’un feu de bois.

Vendredi après-midi, veille de la course, le but était d’aller retirer nos dossards. Sur la route, nous nous sommes arrêtés pour admirer le panorama et le fameux viaduc malheureusement dans la brume. Au cœur de Millau et de ses artères encombrées, nous avons réussi à trouver le Parc de la Victoire et à nous garer, comme les autres, sur la pelouse…

Jean-Pierre Brignol

Une fanfare locale, toute de jaune vêtue, animait allègrement l’entrée de la salle des fêtes. Après le passage devant les étals des producteurs et artisans locaux, nous voici dans le lieu qui accueillera demain, l’arrivée des coureurs… Après un instant d’émotion, je me dirige tranquillement vers le stand récupérer le dossard n° 504, le T-shirt et l’affiche officielle de la course que nous montrons avec humour et fierté aux photographes de notre petite équipe. Jean-Louis et Geneviève ont regagné à pied leur hôtel et les autres sont retournés en voiture, au Viala-du-Pas-de-Jaux.

Après une nuit réparatrice, malgré les heures ponctuées par la cloche de l’église voisine, j’étais debout le premier et lorsque j’ai actionné l’interrupteur, c’est le samedi 27 septembre 2014 qui venait de s’éclairer ! Cette date, entourée de rouge sur mon calendrier, devenait enfin la réalité attendue depuis des mois, avec un double sentiment de crainte et de satisfaction. La veille j’avais préparé une bouteille de Saint-Yorre et de Coca-Cola, des barres de céréales, des pâtes de fruit et gels énergétiques. Ce matin il ne me restait plus qu’à remplir mes bidons d’eau et de boisson énergétique.

Il faut que je m’occupe maintenant de mon petit déjeuner (Le Miam-O-Fruit) dont voici la recette. Un premier bocal contenant des graines finement broyées, moitié sésame, moitié lin et un deuxième contenant au moins 3 graines oléagineuses différentes, broyées au moulin électrique : Courge, tournesol, noix, amande, noisette, cajou, arachide, macadamia, noix du Brésil, etc. Ecrasez à la fourchette une banane jusqu’à obtenir une purée. Versez 1 cuillerée à soupe pleine d’huile colza à mélanger avec la banane écrasée. Versez 2 cuillerées à soupe du contenu du premier bocal et 1 cuillerée à soupe des graines du deuxième bocal. Ajoutez le jus d’un demi-citron fraîchement pressé. Enfin sur ce mélange, rajoutez des fruits coupés en petits morceaux, plus de trois fruits différents.

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La maison s’anime, les supporters sont prêts et mon accompagnateur arrive, le vélo plié dans la voiture. André a choisi de partir à 8h30 ce qui n’assure pas une grosse marge de sécurité. L’accès au Parc de la Victoire et à ses alentours est naturellement bien plus compliqué que la veille. Obligés de s’éloigner dans des rues encombrées de véhicules, nous nous arrêtons, par force, au début d’un rétrécissement, la voiture serrée au maximum sur le côté à quelques centimètres d’un mur béton. Je laisse André préparer tranquillement son vélo et je vais, en petites foulées, vers le lieu du départ. Une foule énorme de coureurs et de spectateurs est agglutinée sur le boulevard et devant l’entrée du Parc. Je dois encore faire contrôler mon dossard. Heureusement j’apprends que cette année, le contrôle se fait au moment du passage sur la ligne de départ, OUF ! Mes soucis oubliés, je savoure l’ambiance de ce rassemblement joyeux et bariolé. Devant moi, inscrit sur un T-shirt technique vert et noir, « 14 H Sébastien MENEUR D’ ALLURE ».

Si au début, mon seul but été d’arriver au bout des 100 km, j’ai eu assez vite la curiosité de savoir dans quel délai je pourrai réussir à les faire. L’allure ! Un sujet qui est devenu une préoccupation. J’ai commencé par choisir 11h, un temps plus ou moins justifié car ne tenant pas compte de l’âge… Jean-Luc, le centbornnard avait mis 10h45. Sachant que dans la course de 10km il avait couru à 14,44 km/h et moi à 12,1 km/h, il était évident que je devais choisir une autre allure. 12h me paraissait plus réaliste, et c’était le temps réalisé à Millau par Alex, un copain rencontré en Turquie en 2008 aux « Foulées de la Cappadoce ». Finalement j’ai choisi un objectif de 13h et la veille de la course, j’ai pris contact avec le meneur d’allure 13h et m’engager à essayer de suivre sa foulée jusqu’à l’arrivée !

Jean-Pierre Brignol

Les deux mille coureurs annoncés dont quatre cents marathoniens se sont lentement mis en marche derrière la fanfare municipale jusqu’à la ligne de départ. Ce défilé m’a permis de retrouver Geneviève et Jean-Louis croisés pendant l’épisode de mon inutile affolement… Maintenant nous sommes tous les trois dans cette marche festive à partager un vrai moment de bonheur. Le long des magasins, une élégante silhouette, coiffée d’une vaporeuse chevelure, crie et s’agite sous le soleil Aveyronnais ; c’est Corine ! De l’autre côté, Philippe, son prince charmant, arrive en VTT. Parmi la foule chaleureuse qui entoure les coureurs immobilisés, j’ai la chance d’apercevoir les autres supporters presque aussi exubérants à m’encourager que les précédents. Annie, Alexandra, Valérie, Noé, Nicolas, Éléonore, Clémence et Charline, par leur présence émouvante m’ apportent un incroyable soutien. Je regarde au loin l’arche du départ, une détonation retenti CA Y EST, C’EST PARTI !…

Excité par cette aventure, je pars sans appréhension sous un beau soleil. Mes foulées sont celles d’une course d’échauffement…Alors que la densité des participants devient moins forte, un petit groupe de cinq à six coureurs me dépasse, emmené par Sébastien, le meneur d’allure 14H … croisé tout à l’heure, à l’arrière du peloton. Après avoir rapidement testé le rythme de leurs foulées, je décide de les suivre. Pendant ces premiers kilomètres, la présence en vélo de Corine et Philippe a apporté de l’animation dans notre petit groupe. Un duo de choc et de charme tout simplement sensationnel qui n’a jamais cessé de m’encourager, de faire des photos transmises sur Facebook et de plaisanter avec moi devant mes amis coureurs surpris et admiratifs.

Aguessac, lieu de rendez-vous avec les accompagnateurs à bicyclette. Je pensais voir un endroit plein de vélos et de spectateurs alors que je découvre un lieu désert au bord duquel André attend stoïquement le passage du N° 504 qu’il pensait apercevoir beaucoup, beaucoup, beaucoup plus tôt ! Dans cette partie plate du parcours, les kilomètres défilent sans difficultés. André pédale avec une sérénité retrouvée et le groupe de Sébastien court à l’économie jusqu’au semi-marathon, pour ensuite monter avec énergie la cote du petit village Le Rozier, point haut de cette première boucle. Après la descente et la traversée du Tarn nous empruntons la rive gauche en direction de Millau où notre petite équipe arrive groupée malgré les arrêts à chaque ravitaillement tous les cinq kilomètres. Je viens de terminer un Marathon avec de bonnes sensations mais il reste encore 58 km ! En attendant, quel plaisir immense de retrouver tous mes supporters venus m’encourager à l’entrée du Parc et m’accompagner tout au long de l’allée jusqu’au passage par la salle des fêtes pour redescendre avec moi en courant et en m’encourageant.

Jean-Pierre Brignol

Après nous avoir quittés ce matin, Corine et Philippe nous ont à nouveau rejoint en vélo dans cette deuxième boucle qui commence par la traversée chaotique de Creissels pour nous offrir ensuite une magnifique vue du viaduc traversant l’horizon sur des piles effilées plantées dans le rocher. Nous voici en face de la première difficulté de la journée que j’aborde sans crispation, pour l’avoir reconnue quelques semaines plus tôt. Avec Sébastien, nous attaquons cette cote de 2 km à 6% en petites foulées, avec un passage intermédiaire en marche à pied.

50ème km, c’est la photo souvenir devant le viaduc, bien sûr ! Nous abordons la longue descente vers St Georges-de-Luzençon. André récupère de la montée du viaduc et continue de m’alimenter régulièrement en boissons énergétiques. Nous nous arrêtons à tous les postes de ravitaillement en marchant devant les tables où sont présentées des tartines de pâté ou de fromage, des mini sandwichs au jambon, des morceaux de banane, des fruits secs, du pain d’épice, etc.

Jean-Pierre Brignol

Nous reprenons la course en direction de St Rome-de-Cernon. Un tronçon en faux plat un peu monotone mais au bout, la joie de découvrir mes fidèles supporters à la terrasse d’un café, grâce à Alexandra qui connaissait très bien toutes les déviations. C’est sous leurs encouragements que je repars avec pour objectif de passer au mieux la fameuse cote de Tiergues. Nous laissons la départementale pour prendre une route qui monte dans la forêt. Les premiers de la course descendent à toute allure vers Millau. Je reste concentré sur ma course avec le désir de réussir au mieux le passage de ces lacets. Sans avoir réellement mal aux jambes, je ressens le besoin de marcher. Le ravitaillement est là au début de la longue descente vers Saint Affrique. C’est une pente assez raide que nous prenons avec retenue pour limiter les impacts. A l’arrivée devant la salle des fêtes, les mêmes supporters qu’à St Rome, forment un comité d’accueil aussi chaleureux que démonstratif. Leur présence me touche beaucoup et me donne, après 71 km de course, un peu plus de force pour continuer.

Nous reprenons le même parcours qu’à l’aller. Il nous faut franchir 6 km de cote entre coupée de la marche initiée par Sébastien. Au sommet, premier ravitaillement dans la nuit qui vient de s’installer. Alors que nous poursuivons la course sur la partie de chemin éclairée par la lampe frontale, plus loin sur le plateau, de nombreuses lumières et des éclats de voix attirent mon attention. Je découvre avec stupéfaction toute ma famille de supporters, plus Frédéric le mari d’Éléonore qui est venu lui aussi m’apporter son soutien. Cette superbe équipe qui avait squatté le rond-point, encourage à corps et à cris tous les concurrents qui passent dans la nuit. Après nous être arrêtés le temps de quelques photos, nous descendons Tiergues tranquillement, puis la descente finie, arrêt à la salle de fêtes de Saint-Rome pour le ravitaillement et quelques exercices d’étirement. Nous sommes 83 km, encore 6 km pour arriver à Saint-Georges, début de la dernière difficulté géographique du parcours.

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Notre trio, toujours dans la course pour réaliser 14h, entame la montée en courant jusqu’à ce que Sébastien, toujours informé par son accompagnatrice, se mette à marcher pour rester dans ses temps de passage. Henri et moi nous le suivons et continuons la marche à vive allure en découvrant au détour d’un virage les piles du viaduc, fines pointes de lumière tracées dans l’obscurité. Arrivés au sommet, nous nous retournons, pour essayer d’apercevoir Sébastien, sans succès. Les lueurs de Millau se dévoilent dans le fond de la vallée. Agréablement surpris de ma condition physique et déterminé à essayer de gagner quelques minutes, je fonce dans la nuit en longues foulées dans la descente du viaduc. Emporté par mon élan, je distingue à peine les équipes que je double avec l’impression étrange d’être dans un film en accéléré !… Penché vers l’avant, entrainé par la vitesse et l’euphorie du moment, j’ai tout à coup peur de tomber. Je décide de stopper cette folle descente pour marcher et calmer un peu de mon ardeur afin de poursuivre la course jusqu’à sa destination. Je traverse les rues de Millau, concentré sur mon objectif. Tout à coup, peint en blanc sur le macadam de la chaussée, le nombre 99 ! Ces deux chiffres identiques accolés dont j’avais si souvent imaginé la rencontre, je les ai foulés pour marquer symboliquement ma victoire. Est-ce à cause de ce geste que le dernier kilomètre m’a paru si long et si laborieux malgré les encouragements de mes indéfectibles supporters. Avec l’aide de mon fils Nicolas et de mon petit-fils Noé, j’ai pu traverser le Parc de la Victoire sans tomber. Seul à l’entrée de la salle, j’ai plongé dans cet espace lumineux pour atterrir, la tête première, sur la ligne d’arrivée ! Si ces derniers centimètres d’ascension vers le podium ont précipité ma chute et marqué ma pommette, j’ai eu la réponse à la question que je me posais pendant ma préparation : Comment serait mon arrivée ? Triomphante, avec les deux bras en V. Rageuse, un bras levé le poing fermé. Maitrisée, bras repliés et le V dans chaque mains. En fait mon arrivée a été inimaginable, émouvante et exceptionnelle. L’aboutissement de cette épreuve est le résultat de tous mes efforts, la plénitude d’un défi réussi et la conjugaison d’un rêve avec la réalité.

Jean-Pierre Brignol

Si c’était trop compliqué pour qu’André fasse soigner son « mal au cul » après plus de treize heures de vélo, c’est facilement qu’une jeune infirmière de la croix rouge m’a proposé de mettre de la glace, non pas dans le seau à champagne… mais sur ma joue légèrement enflée. Sans trop mal aux cuisses ni aux mollets, mes courbatures ne m’ont pas empêché de marcher pour rejoindre la voiture. Adossé au mur d’enceinte et dissimulé par la nuit malgré les lumières du Parc, j’ai eu un peu de temps pour apprécier ce que je venais de réaliser. Valérie et Geneviève sont venues me protéger du froid avec une couverture, leur présence à mes côtés m’a réchauffé le cœur.

Sur le chemin du retour vers le Viala, pas d’euphorie mais une grande satisfaction avec l’idée que peut-être j’étais capable de faire mieux !…

Après le reste de la nuit que j’ai passée douillettement dans un lit, la maison familiale s’est éveillée dans une ambiance festive pour célébrer le défi réussi des 100 km, mais aussi l’anniversaire d’Annie et l’anniversaire de mariage d’André et Alexandra ! Après la cure d’eau plate, de boissons énergétiques, de coca à l’eau et de Saint-Yorre, certains ont trouvé le champagne encore plus pétillant !

Jean-Pierre Brignol

Quinze jours après, loin du Larzac et du Parc de la victoire, la fête s’est terminée à Aix-en-Provence par une soirée très chaleureuse. Merci pour votre participation, votre générosité et vos témoignages élogieux. Une pensée particulière pour Annie et nos enfants qui ont participé, chacun à leur manière, à la réussite de la fabuleuse aventure des « 70 100 ».

Jean Pierre Elie Hugues BRIGNOL, Centbornnard à Millau en 2014, pour ses 70 ans

1 commentaire

  1. Jean Pierre je suis très content d’avoir fait une très grosse partie de la course 2014
    en ta compagnie. Bonne continuation. Henri

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