Aurélien Connes : Le temps plus important que le classement

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Aurélien Connes dans la descente sur Saint-Affrique. Il est encore quatrième mais dès le retour et la remontée sur Tiergues, il va passer les deux concurrents qui le précèdent pour prendre la deuxième place.

« Descendre sous les huit heures », c’est l’objectif que s’était fixé Aurélien Connes pour sa 12e participation aux 100 km de Millau. Finalement, s’il a bouclé l’épreuve en 8 h 10’34’’, il est arrivé en 2e position. Un bel exploit que le coureur saint-affricain de 34 ans nous raconte après un jour de récupération.

« L’année dernière, j’avais bouclé les 100 bornes en 8 h 08’04’’ et tout s’était bien passé du début à la fin », explique Aurélien Connes, lundi 26 septembre. « Je m’étais donc réglé sur une allure moyenne de 12,6-12,7 km à l’heure pour arriver à descendre sous les 8 h cette année. J’ai terminé le marathon en 3 h 20 à la 10e place. Dans la côte du viaduc, sous la chaleur, j’ai commencé à doubler certains concurrents qui lâchaient. »

Après un petit coup de mou entre St-Georges et St-Rome-de-Cernon, Aurélien Connes « avale » la côte de Tiergues et arrive devant la salle des fêtes de Saint-Affrique en 4e position à quelques foulées du 3e. Dès l’amorce du retour sur Millau, il le double devant la Maison de la mémoire et passe devant le 2e au milieu de la côte : « Quand on est second, on n’y croit pas et on se dit : il faut que ça tienne jusqu’à Millau. Et on est boosté par les encouragements tout au long du parcours et celui de mes parents qui m’ont suivi, mon père Yves sur les 100 km et ma maman Astrid sur la 2e boucle. C’était exceptionnel. »

Le mental m’a fait tenir

A aucun moment, l’athlète saint-affricain n’a compté rattraper le premier : « Hervé Seitz est d’un niveau bien supérieur au mien. »

Son seul regret sur cette course est de ne plus se souvenir des deux derniers kilomètres et de ne pas être monté sur le podium : « C’est le mental qui m’a fait tenir. Et j’ai fini par tomber sur la ligne d’arrivée. Sur une photo, je suis tenu par Serge Cottereau et Bernard Soulié. Le Samu m’a ensuite pris en charge. Et du coup, je ne suis pas monté sur le podium. »

14h 20’ lors de son premier 100 km en 2009

A la question de savoir quelle est la recette pour finir à une telle place, Aurélien Connes répond qu’il faut un entraînement régulier toute l’année : « En 2005, j’ai fait mon premier 100 km de Millau sur un coup de tête, pour voir. A l’époque, je ne faisais qu’un jogging le dimanche. Et je m’étais arrêté à St-Affrique après 70 km de course. Du moment, où je ne me suis entraîné sans m’arrêter pendant l’hiver entre 2009 et 2010, j’ai commencé à progresser, passant mon temps de 14 h 40 à 11 h 20. Mais je n’ai pas de plans d’entraînement très élaborés comme certains. Je me suis licencié à l’Acsa, juste après les 100 km de Millau en 2015. Et je fais des fractionnés au club le mercredi soir. Ensuite, je fais une sortie le samedi ou le dimanche de 20 à 30 km. Et c’est tout. »

Le temps avant le classement

Quant à savoir si la première place le tente, il répond qu’il ne se bat pas pour une place, mais pour faire un bon temps : « Je me bats surtout contre moi. Entre 2005 et aujourd’hui, je suis tombé de 15 h à 8 h. L’an passé, je suis arrivé 6e avec il y avait plus de pointures. Mon classement, il est entre 5 et 10. Là, cette année, il n’y avait qu’Hervé en grosse pointure. Aujourd’hui, je suis super content d’être deuxième, mais j’aurais aussi été super content de faire 7 h 59 et d’être 20e. »

Après avoir passé son dimanche matin à répondre aux messages de félicitations, Aurélien Connes a repris son train de vie « normal » et s’apprêtait à reprendre l’entraînement dès le mercredi suivant, où les coureurs de l’Acsa ont dû chaleureusement le féliciter après ce bel exploit.

Benoît Garret

Aurélien Connes remercie Cédric Rigal son entraîneur à l’Acsa, ses partenaires et tous ceux qui l’ont accompagné dont ses parents.

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