La balade des cent-bornards heureux

Les 100 km de Millau sont éternels. Une épreuve décalée, à contre-courant du sport-loisir, du sport-spectacle, du sport-flashy, du sport-business. Malgré les années, la difficulté du parcours, les modes, l'épreuve phare de la discipline conserve toute sa magie et son pouvoir de séduction. Il n'y a rien à gagner, sinon une victoire sur soi-même. On y vient seul, entre amis, en famille.

Bénévolat : à La Cresse, on prépare la relève

Sur le parcours des 100 km, les points de ravitaillement constituent autant de villes étapes qui balisent la course. Au-delà de la fonction primaire qui est de reconstituer des forces par une petite halte où l'on prend le temps de manger et de boire un petit peu, les 15 points de ravitaillement assument l’animation de la course. Les dizaines de bénévoles qui tiennent ces stands jouent un rôle primordial.

Bruno Heubi dans les temps

Sa fraîcheur à l’arrivée n’a pu contenir quelques larmes. « Parce qu’on ne peut pas être un vrai cent bornard sans avoir fait Millau », explique-t-il. Lui l’a gagné dans un temps «honorable» de 7h33, mais sans contestation aucune, sans puiser dans ses réserves. Pour une première participation, à 45 ans.

Je règle mon pas sur le pas de mon meneur

Ce fut une première mondiale, jamais l’expérience n’avait été réalisée sur un 100 km. A l’instar du marathon, où pour ceux qui se fixent un objectif chronométrique, des «meneurs d’allures» offrent la possibilité de se caler dans le pas de coureurs confirmés, les 100 km de Millau s’étaient vus affublés cette année de 11 «lièvres». C’est Bruno Heubi, magicien du bitume, qui les avaient sortis de son sac de sport.

Avis aux concurrents : votre dossard toujours visible

Faire que les concurrents soient visibles la nuit a toujours été le souci des organisateurs. En effet, malgré les recommandations de ces derniers, nombreux sont encore ceux qui oublient de mettre les bandes fluorescentes fournies par le comité d’organisation ou qui les recouvrent sans y faire attention quand la nuit tombe parce qu’il fait plus froid. A cela s’ajoute pour bon nombre l’absence de lampe de poche pourtant obligatoire.