« 40e édition, 5e participation »

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Avant le départ : tiens, je rencontre Daniel, 1 très bon coureur de chez moi et Sonia qui finira 3°, j’essaye de savoir leur objectif, pas de réponses, j’essaye d’être bien placé sur la ligne mais ça resquille de partout, bon je me prends pas le chou, on part quand même pour 100 bornes.

0 à 5 km : j’essaye d’être de suite dans mon allure de départ (4’55/kil), faut slalomer, au bout d’un kil, ça va mieux, Sylvie la peste m’interpelle lorsque je la double, « coucou, ça va ? , bon à tout à l’heure », je rejoins Sonia qui tchatche avec la future 2° feminine, on discute un peu mais elles s’éloignent assez vite, passage au 5° kil en 24’10, bon on va calmer, d’autant que mon tendon d’achille me fait mal ( début de tendinite depuis 3 semaines )

5 à 10 km : je rejoins lionel, mon suiveur, à Aguessac en début de la 1° zone (j’ai le dossard 15), après le prologue, la course peut commencer, Sylvie me redouble. sur le vélo, un porte-bidon de six à l’arrière et un panier devant avec gel, appareil photo, téléphone … passage au 10km en 48’31, 39’’ d’avance sur mon plan de marche, tendon toujours douloureux.

10 à 20 km : Je ne vois plus les filles, sachant que je suis parti sur 8h35, elles sont parties au taquet !! Je me fais doubler de tous les cotés, ravitaillement tous les quart d’heure, j’ai prévu d’alterner boisson énergétique, eau et st yorre mais depuis le début je ne prends que la boisson, je cours un petit moment avec la légende R.Vuillemot, quelle foulée !! Un mec compte, à mon passage 140°, sachant que le niveau du marathon est assez faible, je me dis que je dois être dans les 100° !! passage au 20° en 1h38’18, 2’’ d’avance, le tendon me fait de plus en plus mal et commence à penser à abandonner au marathon, je ne dis rien à Lionel

20 à 30 km : 1ère cote que je passe sans ralentir, enfin je commence à doubler, on est 5 ou 6 coureurs à être à peu près à la même vitesse, quand ça monte, je les lâche et ils reviennent dans les descentes, 1° appel tel, Lionel répond, c’est les piscines Desjoyaux, voyant qu’il n’arrive pas à s’en défaire, je prends le tel, explique à la dame que je n’ai pas le temps de lui répondre, que je suis à Millau entrain de courir un 100 kms, lui dit de ma rappeler mardi, je pense qu’elle a du me prendre pour un fou, mardi, elle n’a pas rappelé !! Passage au 30° kil en 2h27’51, 10’’ de retard, le tendon ? je commence à l’ignorer

30 à 40 km : Cela commence à aller de mieux en mieux, je continue à remonter, j’aperçois au loin, cette partie que je n’aime pas trop passe assez vite, juste avant le 40°, Didier, notre « capitaine » au club, natif de Millau nous attend, il a regardé le match France-All blacks chez ses parents, Daniel est 10’ devant mais il est pas au mieux, passage au 40e en 3h17’05, 25’’ de retard.

40 à 45 km : La remontée sur le Parc de la Victoire se fait assez vite, Didier me dit de me calmer, je croise Sonia alors en tete, Daniel m’a l’air bien, Sylvie doit avoir 1 km d’avance, passage au marathon en 3h28’06 en 67° position, 6’ de mieux qu’en 2009 lorsque j’avais fait 8h52, en sortant de la salle, 1° arret pipi aux toilettes, arret qui dure, j’avais la vessie pleine, je repars plein d’envie, de ma petite expérience, je sais que beaucoup de coureurs se donne comme objectif de faire le marathon et de finir comme ils peuvent, c’est l’heure de remonter

45 à 50 km : je rattrape Daniel, il va abandonner guère de temps après, il est sec, la cote du viaduc est avalée assez vite, je double Sylvie, passage au 50° en 4h09, 45’’ de retard, 26’13 sur ces 5 kil, je me mets entre lionel et Didier pour la photo sous le viaduc.

50 à 60 km : Il fait chaud comme d’hab sur cette partie que je crains le plus, cette partie ou chaque fois je me dis que c’est mon dernier 100 bornes, la descente s’est bien passée, pas mal aux jambes, le travail du mois d’août en Corse ou je me suis bien éclaté les quadri paye, je remonte toujours, double Christophe (hermagot) qui n’a pas l’air bien, passage au 60° en 4h59’03, 38’’ de retard

60 à 65 km : Allez c’est parti pour la cote de Tiergues, enfin je rattrape Sonia, elle m’épate, sans suiveur, elle est en tête et a toujours le sourire, tiens mon pote de Tournus avec qui on s’était tiré un peu la bourre en 2009 sur les 15 derniers kil, il avance au ralenti, Lionel s’étant arrêté au ravito de st Rome n’est plus avec moi, il aura toutes les peines du monde pour me rejoindre juste en haut de la cote, en prenant à gauche pour descendre sur St Affrique, on m’annonce 17°, 50 places de gagné depuis Millau, passage au 65° kil en 5h28’40, plus que 15’’ de retard sur mon plan de marche

65 à 75 km : Au ravito de Tiergues, je décide de prendre un verre de coca à la volée, j’avale de travers et m’en fous de partout, les cuisses étant toujours nickel, je descends à bonne allure mais au 68e kil je suis obligé de m’arrêter, tellement j’ai mal à droite sous les cotes, je pense à un point de coté, je me plie en appuyant fort dessus, j’essaye de respirer le plus possible, je repars mais m’arrête encore 4 fois jusqu’au 70°, je fais une pose un peu plus longue et j’arrive au contrôle de St Affrique en 5h55’50 (15’30 de mieux qu’en 2009) en 20e position, je repars avec mon collègue de Tournus mais dès le 1er kil de la remontée, ça recommence, je suis plié, Sylvie me repasse et m’encourage, passage au 75e kil en 6h29’12, 5’47 de retard

75 à 80 km : C’est cuit, même dans la descente, j’avance plus, je n’avale plus rien et bien sur j’ai un début d’hypo, je prends quelques abricots secs, un gel, dans la descente c’est fou le nombre de coureurs qu’il y a, tout le monde t’encourage, Lionel et Didier réponde pour moi, peut plus parler, passage au 80° en 7h01’10, 9’45 de retard.

80 à 90 km : En 2009, cela avait été pratiquement mes 10 kil les plus rapides, là c’est la galère, au ravito de st Georges, je rentre même dans la salle, la tête a lâché à ce moment, plus envie sauf d’abricot !! passage au 90 ° en 8h04’29, je réalise à ce moment que même les 9h sont foutues

90 à 100 km : Encore cette foutue cote à monter, P.Herbert me passe, je cours encore un peu mais marche les derniers 100m de la cote, on bascule enfin, Lionel et Didier n’arrette pas de m’encourager, 3 coureurs me passent dans les 5 derniers kil, dernière ligne droite dans le parc de la victoire avec un semblant de sprint pour ne pas me faire doubler une nouvelle fois, final 9h04’38, 28° place

Après la course : Déçu, j’espérai vraiment m’approcher des 8h30 mais ce point de coté ou le foie qui n’en pouvait plus ?? ( j’ai pratiquement bu que de la boisson énergétique jusqu’au 65° kils) en ont décidé autrement, aujourd’hui je ne suis pas mécontent, c’est quand même mon 2e temps à Millau par contre je sens que je vais en avoir un moment avec mon tendon d’achille.

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