100 km de Millau, mon CR

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Quand Millau m’étais conté… J’étais admiratif, j’étais envieux… Quand Millau m’étais conté… J’étais rêveur, j’étais découragé… Patati et patata…

Pour situer un peu l’importance de la chose je dirais que les cent kilomètres de Millau est aux routards ce que l’UTMB est aux trailers.

Ou une Citroën pour Loeb, un os pour un chien, une biche pour un cerf en rut, un pétard pour un rasta…enfin vous avez compris je crois.

Mon dévolu donc, cette année, s’est jeté dans les bras de la reine du macadam, une reine dure, sévère et autoritaire qui marque le respect et la bienveillance devant les longs mois estivaux de labeurs asphaltées qui m’attendent. Une reine qui va me plonger dans un programme d’entrainement et va en dire long sur les litres de sueurs qui vont ruisseler sur mon corps sculpté par un fort début de saison en trail.
Sculpté comme un gladiateur des temps modernes, rênes à la main, qui va tenter d’obtenir la bénédiction symbolique du pouce levé de la reine de l’arène. Mener le combat dignement du premier au dernier kilomètre. Respecter l’adversaire, ne pas se laisser surprendre, l’observer, le calculer et le ménager intelligemment. Il est tout seul alors que nous sommes 1500 contre lui, il est fort, très fort et surtout impossible à rattraper sans y laisser de plumes.
Qui est-ce ?
Il est peu mais TEMPS à la fois !
(ça commence bien…)
C’est un peu théâtralisé mais le temps, oui, cette année compte beaucoup pour moi. Comme tous coureurs, une distance qui se répète contribue à se baser sur un repère chronométrique. Ce n’est plus mon premier Cent de découverte à Bienne, ce n’est plus mon deuxième Cent de perfectionnement à Belvès, non, c’est mon troisième Cent de performance. Autant dire que la pression est permanente et fait parti intégrante de mon état d’esprit dans ce périple.

Préparation

L’équipe s’est formé naturellement par des athlètes d’expériences en soif de découverte et de défi. Jeannot, Luc et moi-même partons ainsi braver toutes les étapes d’un programmes basé sur une méthode que j’ai personnellement expérimenté en 2011 constitué sur trois mois composées de trois semaines intensives puis une semaine d’assimilation (j’en entends qui se marrent là !). C’est vraiment sympa à suivre et surtout ce n’est pas trop monotone si l‘on considère que 700 bornes et quelques 80 heures cumulées occupent une bonne partie de notre trépidante aventure. La quatrième roue du carrosse, Didier, accompagnera Luc sur sa formidable bicyclette montée d’un panier de ravitaillement nutritif et vestimentaire.
Cette année, les sorties longues ont été réalisé en grande partie sur les routes forestières du Bitcherland pour trouver le dénivelé nécessaire et, pour finir en toute beauté, sur les multiples pistes cyclables vasgoviennes du sud Palatinat (chez nos voisin).
Malheureusement un blessé et un forcené du travail, Yannick et Sylvain pour ne pas les citer, seront contraints de jeter leur tablier avant même d’avoir pu échafauder leur stratégie de bataille.
On pense à eux.

Jour J – 1

28 septembre 2012 dans la campagne où qui fait nuit, les routes sont désertes et les Vosgis roulent très vite. Sur le capot le vent s’engouffre dans le vélo…tintintin…
Les mains de Luc au pilotage, les genoux de Didier au mixage et les deux autres, à l’arrière, dans les nuages. Dans le lointain le son du Tomtom cherche son chemin…tintintin…
Ça y est nous changeons de décor, découvrons un autre climat.
La splendeur du viaduc nous présage l’arrivée sur Millau, le parc de la victoire nous pourvoit du dossard et du maillot.
Ça sent la peur et le saucisson, j’aime bien c’t’ambiance pas vous ? Ah bon…tintintin…

Reste plus qu’à rejoindre le Moulin Bas, lieu-dit de Saint Léons situé à 20 km du départ. L’intronisation de la vie aveyronnaise se concrétise enfin par un léger apéro d’accueil suivit d’un « petit » diner élaboré par le meunier en personne. La douceur des pâtes fraiches et de la délicieuse pintade de pays sont les derniers parfums délicats avant l’ultime repos de nos âmes en ébullition.

Jour J

Nous y voilà, après un bon petit dèj’ copieux et une place de parking à l’arrache, sur le point d’enregistrement des puces et du dépôt des sacs de ravitaillement qui pourront être acheminé au 71ème kilomètre. Personnellement j’en laisse un à la navette où j’y trouverai un maillot sec, 1 dose de poudre, deux barres et une pommade anti frottement. C’est aussi ici que les couples d’un jour se séparent momentanément pour se retrouver sept kilomètres plus loin sur le parcours. Nous sommes environs 2000 centbornards, futurs centbornards, marathoniens et futur marathoniens au seuil des portes du parc tous à attendre 9h30, l’heure du départ du cortège et par la même occasion, le passage sur les tapis de détection. L’ambiance est sereine, la traversée de la ville se fait au pas de marche sous les acclamations des habitants toujours aussi chaleureux après 40 éditions. Ça discute, ça papote, ça sirote une boisson d’attente, ça pète aussi, bref, le mouvement de la marée apaise un peu les gênes acidulées des poils olfactifs !
Bientôt 10h00 et enfin en faction dans la vague, quelques petits discours des élus, un hommage par-ci par-là et PAFF, le chrono est enclenché au coup de pétard.

Millau – Millau – km 0 – 10h00
(Boucle par les deux rives du Tarn en remontant par le nord-est de Millau)

C’est parti, le ras de marée déferle dans les rues déjà bien occupées par les assoiffés des terrasses des cafés et par leurs volutes de fumées stagnantes qui me piquent le nez, j’en suis fort aise figure-vous car ce soir ce sera mon tour !
Difficile de faire un premier bilan des les premiers kilomètres, comme toutes courses populaires les départs sont très ralentit mais c’est maintenant que je commence à faire le point.
Question fringues c’est bon ; short, teeshirt, bandeau et bas de compression pour retarder les crampes.
Question motricité c’est bon (pour l’instant) ; pas de douleur à signaler, pas même le moindre pic au mollet gauche récemment soigné et remis d’une contracture (merci Ludo).
Question alimentation c’est bon aussi ; je devrais tenir le choc avec ma musette bourrée de barres à la banane, de 3 doses de poudres isotoniques et du bidon 50cl dédié. Portable, PQ, clé du moulin et lunettes (chose absolument inutile aujourd’hui), complètent mon paquetage en ceinture. C’est vrai que je ne vous ai pas fait un topo sur la météo, pour l’instant c’est couvert avec option pluie quasi inévitable dans l’après-midi, à voir…
Holà ! Déjà le point de rencontre avec les vélos, il y en a sur des centaines de mètres prodigieusement disciplinés et rangés en bataille de part et d’autre de la chaussée. L’effet est très sympa, on se croirait en plein tour de France à traverser une haie humaine ovationnante à la différence que les acteurs, aujourd’hui, sont les piétons. A partir de maintenant il s’agit d’être vigilant, ne pas se faire bousculer ou écraser les orteils car la population a doublé sur le bitume. Surtout que les montures, les monteurs et leur satellite en basquets s’adonnent à leurs premiers soins de courtoisies.
10 km, petit regard de stupéfaction sur le chrono, 58 minutes et 30 secondes, c’est à n’y rien comprendre, Jeannot est déjà bien derrière moi et Luc à trois foulées devant ! C’est dingue ça, je suis pourtant bien loin de mes 11,5 km/h d’autant plus que le relief est relativement plat !
« C’est toi qui va trop vite Thomas » me dit-il.
Je réfléchi, et oui, logique, l’objectif au final est de passer sous les 10h00 pour Luc et 11h00 pour mézig. J’oubli un peu où nous sommes je crois, je devrais lever le pied et m’assurer une allure qui encaissera le dénivelé à venir.
Après ce point de détail je peux enfin m’épanouir devant ce magnifique parcours. D’abord la liaison vers Aguessac, le long des arceaux du chemin de fer, sur une route large légèrement pentue permettant, en se retournant, de voir l’étendu de la vague. Rien d’extraordinaire mais depuis 40 ans il n’y a pas un reportage sur cette course sans cette image, c’est un cliché vivant cette fois-ci. Puis l’approche des Gorges du Tarn, tout simplement magique, la large rivière serpente son lie en contrebas, les villages et châteaux suspendus sur les hauteurs freinés par la cassure majestueuse des Grandes Causses. Nous, tous petits, avançons timidement dans un silence particulier certainement du à la contemplation du panorama. Au Rozier (km21), nous changeons de rive pour repartir sur Millau par une voie un peu plus vallonnée.
Je suis surpris qu’il n’y a pas plus de monde sur ce marathon, il est original, très beau avec la possibilité de se faire accompagné, étonnant non ? C’est en tant que coureur d’expérience, sur cette discipline, que je me permets de vous le conseiller sans hésiter.
Et déjà 40 kilomètres de course…
La traversée de la ville me distrait personnellement au milieu de ce fourmillement citadin et des encouragements de toutes générations mais il est vrai que les rues ne sont pas assez espacées pour dissiper les nuisances carbunatives de l’atmosphère inhalées par nos corps saints.
Et enfin, l’ultime attaque des marathoniens en transes clôture leur épreuve dans le parc de la Victoire. Le chemin des fous, lui, continu tranquillement en faisant demi-tour vers une nouvelle aventure au côté des rires et des pleurs des finishers traumatisés.
Salut les gars, nous on continu !
Le chassé croisé me permet de partager un large sourire avec Luc qui me précède de deux minutes, décidemment je vais bien trop vite ! (bon, quelque part j’avais prévu de passer le marathon en 4h00)

Millau – Saint Afrique – km 42,195 – 4h05‘ (256ème)
(Sud-ouest de Millau)

Jusqu’ici tout va bien, heureusement dites-donc, c’est maintenant que les festivités commencent. L’avantage de ce qui va suivre est que le profile est facile à retenir, il n’y aura aucune surprise de ce côté-là ; deux montées, deux descentes puis on revient par la même route.
A cette heure-ci de la journée le déambulement jusqu’à la sortie de Creissels n’est pas très agréable mais quel spectacle nous est offert en compensation ! Que nous sommes petits au pied de ce colosse de béton et quelle infrastructure effrayante ! Ce géant surplombe le Tarn à califourchon sur le Causse Rouge et le Causse du Larzac et son apparition annonce spectaculairement la température de l’inclinaison. Si ça c’est du 6% alors moi j’vais définitivement me mettre au tricot !
Ça va chauffer…
En petite foulées, sans marcher, la tête dans les épaules, les fesses et les poings serrés, j’applique mon allure très lente de montée si bien travaillée à l’entrainement. Tu parles Charles, il n’y a rien de semblable dans mes souvenirs et la marche sur le final me donne du souci pour la suite des évènements. Petite satisfaction, non…Grande satisfaction, je retrouve mon allure au passage du cinquantième kilomètre (4h58min, pas mal !) avant la première descente vers Saint Georges de Luzençon (km53).
Tiens, v’là qu’il se met à pleuvoir ! Tiens v’là l’Didier sur le bas-côté !? C’est normal, rassurez-vous, il se prépare à entrer en adéquation avec le climat. Moi, en attendant, je commence à avoir froid et pour la première fois je languis d’arriver en bas, au ravitaillement, pour m’abriter et me réchauffer un peu.
Jusqu’à maintenant je m’arrête systématiquement à chaque table pour y boire trois verres d’eau plate et, depuis le 20ème kilomètre, mange une barre par heure et tète environ 15cl de boisson MX3 entre deux arrêts. Avec ce temps, j’ajoute une soupe ou un thé dés que possible.
Que c’est bon d’avoir enfin chaud (ou pas froid devrais-je dire) mais que c’est dure de repartir, sachant surtout qu’il y a la plus longue montée qui se présente à nous, 7 kilomètres de légère pente jusqu’à Saint Rome de Cernon (km60) puis 4 kilomètres de grimpette vers la cote de Tiergues (km 64).
Que se passe-t-il bon sang ?
Un court instant ma foulée semble accélérer la rotation de la terre vers mon pèlerinage sommital. Des lumières bleues, jaunes et rouges apparaissent, tournoient et s’élèvent de la ligne d’horizon en s’approchant et en envahissant mon champs de vision limité par les arbres qui m’entourent. Est-ce cela le tunnel de la force sublimatoire ?
J’arrête-là, on s’calme, je m’élèverai spirituellement une autre fois, c’est simplement les véhicules officiels qui escortent Monsieur Boch en personne et qui vient de me croiser dans un état de forme olympique surprenante.
« ALLEZ MICHAEL !…BRAVO !…VIVE L’ALSACE ! »
(Un court instant mon esprit compte les 16 kilomètres qui lui restent à faire…à lui !)
C’est peut-être un fond de chauvinisme qui me maintien le sourire jusqu’en haut. Et pourquoi ne sourirai-je plus dans la descente ? Tout simplement en imaginant le retour et en me questionnant sur la façon de gérer cette inclinaison et cette longueur…
Le défilement des candidats au trône devance de loin le petit coureur du dimanche que je ne manque pas d’encourager. Ah enfin une tête connu, Jean-Claude, éclatant d’énergie, je crois que ça va être bon plus bas…
A ma grande déception je ne verrai pas mes compagnons de souffrance, histoire d’être sur qu’ils soient toujours en piste, car l’arrivée dans la ville nous fait faire une boucle de 1,7 km non commune. Pour peu que l’un soit sur le point de repartir du ravitaillement et l’autre d’y arriver, c’est cuit.

Saint Afrique – Millau – km 71 – 7h27‘ (254ème)

Sans perdre de temps je récupère mon sac, m’affaire au séchage et au graissage, cela dit en passant, disparu sur mon corps depuis longtemps par le rinçage incessant. Retour du paquetage en consigne puis direction vers l’alimentation ; soupe, thé, céréales style Isostar salés (beurk), coca, tout y passe et je recommence du début. Rassasié, je jette un coup d’œil dans la salle et aux tables de soins, à ce stade de la compétition l’expression des visages en dit long sur l’état physique et moral de chacun.
Allez mon vieux, c’est le retour et faut pas rester là, il y a encore un peu de route à faire…
Quel choc ! Spontanément je me surprends par un geste de recul, au seuil de la porte grande ouverte, violement frappé par une bourrasque pluvieuse, venteuse et froide. Un sentiment de dégout m’envahi subitement et je comprends mieux maintenant ceux qui abandonnent par moment. Et si j’arrêtai, pourquoi continuer, j’ai envie d’être à la maison dans les bras de ma petite famille au chaud dans le canapé. Oui, tout ça défile très vite et autour de moi il y a comme un vent de désespoir matérialisé par les regards rivets sur la cote ruisselante. Et merde, j’veux être dans ce canapé mais avec fierté, des courbatures et une belle histoire à raconter. « J’y vais moi les gars », après tout, l’eau et le vent c’est la vie non ? L’avantage d’un centbornard accompli c’est qu’il est borné (borne, borné, …).
Bref ! C’est reparti…
Me voilà à nouveau mouillé mais ce n’est plus ça qui va me décourager. J’ai réussi une fois de plus l’examen de passage et à présent je ne crains plus rien hormis un chien enragé dévié d’une battue de sangliers.
L’extrême lenteur est de mise le temps d’évacuer, au cerveau, les douleurs articulaires et musculaires, surpris, lui, que le corps en demande encore. Puis ceci étant d’aplomb, envisager de quitter le mode marche dés que l’angle obtus de mes souliers vers le nez commence à diminuer. Enfin, lorsque tout est en activité, essayé de maintenir le cap vers un monde meilleur.
« Allez René, y’en a plus pour long jusqu’au ravito ! »
A partir de maintenant une chose est sur ; je n’envie plus ceux que je croise !
Le défilement des kilomètres ralenti d’étape en étape, c’est de plus en plus éprouvant physiquement malgré la côte de Tiergues définitivement derrière moi. Je me trouve à présent à l’endroit où tantôt j’encourageais le prince savernois à exactement 10 miles de l’arrivée. Tiens, il semblerait que le ciel a épuisé son Camelbak ? Si seulement il pouvait aussi se défaire de son Goretex et laisser les derniers rayons du soleil inviter la lune pour ce soir…Mais bon, on ne va pas trop en demander, être sec pour la photo c’est déjà pas mal !
J’approche de St Georges de Luzençon sans m’arrêter dans la salle, c’est bête mais je ne l’ai pas vu et, de toute façon, une pause si près du rêve ne m’apporterais rien. La pression euphorique, encore à peine perceptible, fait tranquillement et naturellement son petit bout de chemin dans mon cerveau.
A la même allure la nuit tombe, sans l’aide de nos astres, au dessus du panneau « 10 km » sur fond féérique décoré par l’éblouissant mastodonte multijambiste vêtu de son tablier luminescent.
C’est beau n’est-il pas ?
Mais pour l’heure c’est aussi le plus fort pourcentage à avaler pour l’atteindre.
C’est moche n’est-il pas ?
TERRE…TERRE mes amis…YÉÉÉÉÉH !
L’arrivée sous les piliers symbolise la fin d’une incroyable traversée houleuse aux multiples péripéties et nous dévoile, au loin, les lumières de l’ile de Millau. Quel pied !
Avant de m’emballer va falloir les solliciter encore un peu mes pieds. Comme à mon habitude dans cette situation, je gonfle le torse, lève la tête (frontalisée depuis peu) et démarre une magnifique chorégraphie enjamberesque où tout part dans tous les sens et utilise mon atout (qui n’en est généralement pas un) pour libérer ma force pondérale en mode « roue libre ».
5, 4, 3, 2,…heu non pardon…
95, 96, 97, 98, QUATRE-VINGT-DIX-NEUF non de non…quatre-vingt-dix-neuf KILOMETRES !
C’est incroyable, c’est beau, c’est bon ça, merci tout le monde, les gens sur les terrasses, dans les voitures fenêtres ouvertes, merci à tout ces passants qui nous encourage, merci.
Wahoo ! Je me surprends à accélérer comme un fou, celui-là et celui-là et encore celui-là, il me les faut tous, tout ceux qui traine dans mon champs de vision. A fond, je suis à fond je vous dis, ça y est, la dernière ligne droite, j’entends des exclamations d’étonnements à mon sujet, mais comment fait-il ?
Qu’ils sont bons ces derniers décimètres d’ascension, poings serrés et cri libérateur m’accompagne sous le flash et les applaudissements de la salle pour exploser littéralement de joie au sommet du podium des CENT KILOMETRES DE MILLAU.

Millau – km 100 – 11h17‘ (267ème / 1477 partants)

Pour quelques secondes encore, je profite du panorama le temps que l’on me remette mon cadeau et mon diplôme. Aucune différence ni aucune distinction particulière ne seront faites, du premier au dernier, l’arrivée et la récompense seront les mêmes, juste pour le plaisir du sport.
La journée se termine autour du plateau repas en présence de toute l’équipe et tous heureux d’avoir rempli notre contrat (Didier et Luc :10h21, Jeannot 11h23)

Jour J+1, 2,…

Nous ne pouvons pas faire comme tout le monde, d’ailleurs nous ne sommes pas tout le monde, nous sommes des alsaciens. Ils y en a qui gagne des courses et d’autres qui vont se défoncer sur les via ferrata des Causses en guise de retour au calme, ça va pas la tête non ?
Toute bonne chose à une fin, drôle de dicton, en tout cas, tant que la santé suivra les bonnes choses ne finirons jamais, parole de sanglier !
J’en ai pour preuve la dernière soirée festive chez mon papa et son épouse, nos hôtes, autour de la traditionnelle côte d’Aubrac à l’aligot ; après un tel repas les souvenirs sont impérissables.
Merci beaucoup, au nom des copains, pour ce petit séjour au moulin et c’est dés l’aube mais pas sur les chapeaux de roues (à aube) que nous quitterons le charme de ce cadre et de son ruisseau qui siffle encore les réminiscences de la meule à eau.
Nous nous éloignons de ce compte de faits, dans cet élan de poésie, pour clôturer notre périple dans un petit restaurant du Jura embaumé par un florilège d’odeurs comtoises.
DONG-DING-DONG ! Et enfin, nous symbolisons le couronnement de la reine du Cent par un son de cloche martelé de Picon, de bière et de Pelforth et lui rendons cérémonieusement hommage sous les effluves de la meule à fromage.
(Meule à eau, meule à fromage…non ?)

Bon d’accord…j’arrête. tintintin !

Tout ce qu’il faut savoir sur les 100km Millau :

http://www.sportnat.com/100km/Millau/Millau.html

Mes temps intermédiaires :
10 : 58’30’’
20 : 1h55’
30 : 2h53’
40 : 3h52’
42,195 : 4h05’
50 : 4h58’
60 : 6h10’
70 : 7h23’
71 : 7h27’
80 : 8h55’
90 : 9h55’
100 : 11h17’