Aveyronnais : Aurélien Connes (St-Affrique) devance Jean-Baptiste Maresse (Millau)

Sa quatrième participation a été la bonne, Aurélien Connes se classe 6e au général et premier Aveyronnais en 8h08’.?

Si 2015 a été un bon cru pour les 100?km de Millau, cette expression vaut également pour la course des Aveyronnais.?En effet pas moins de 6?coureurs du département se classent dans les 40?premiers.

La palme de ce bon classement revient au Saint-Affricain, Aurélien Connes qui se positionne à la 6e place du général avec un chrono de 8h08’ et premier des coureurs Aveyronnais.?Une belle progression pour celui qui a participé à son premier 100?km en 2005.

Derrière lui sur la seconde marche du podium départemental, on trouve le Millavois, Jean-Baptiste Maresse qui obtient la 17e place au général en 8h55’49’’.?Enfin avec une 27e place en 9h18’01’’, Abel Gonzalès, un habitué de l’épreuve millavoise, décroche la médaille de bronze juste devant le président de la CDCHS 12, Benoît Lortal, 30e en 9h23’.?Deux autres coureurs millavois tirent leur épingle du jeu, Christophe Hamard (33e en 9h 27’) et David Campana (38e en 9h30’).

Jean-Baptiste Maresse termine à la 17e place au général, 2e des Aveyronnais et 1er Millavois.?
Jean-Baptiste Maresse termine à la 17e place au général, 2e des Aveyronnais et 1er Millavois.

Au lendemain de sa victoire, notre confrère Bruno Aufrère a rencontré Aurélien Connes pour qu’il lui raconte sa course mais également parler de son prochain objectif.

Vous avez géré votre course différemment cette année. Vous êtes parti sur un rythme un peu moins soutenu et vous avez fini très fort, terminant 6e et réalisant le deuxième meilleur temps sur le retour de Saint-Affrique à Millau.

Aurélien Connes : Oui, je partais plus vite les autres années. Je passais le marathon (42e kilomètre) en 3 h 06 minutes à 3 h 13 minutes lors des trois précédentes éditions, ce qui faisait une vitesse moyenne de 13,5 km/h. Mais quand j’arrivais à Saint-Affrique, c’était dur, j’avais laissé trop d’énergie sur les 71 premiers kilomètres. Et j’ai constaté que des coureurs qui étaient derrière moi à Saint-Affrique finissaient l’épreuve avec plus de 20 minutes d’avance sur moi. Parce que sur les derniers 29 kilomètres, je courais à 9,5 km/h de moyenne.
Cette année, j’ai donc décidé de courir moins vite au début, j’ai passé le kilomètre 42 en 3 h 27 minutes, soit une vitesse moyenne de 12,2 km/h. J’ai ensuite monté la côte du viaduc, en direction de Saint-Georges, en courant alors que je marchais dans cette côte lors des précédentes éditions. Néanmoins, j’avais toujours un quart d’heure de retard sur mes chronos des précédentes années. A Saint-Affrique, j’avais encore 5 minutes de retard mais je me sentais beaucoup mieux. Et j’ai fini la course dans des conditions idéales. Je me disais : « Quand vas-tu ressentir un coup de moins bien ? » Mais ce coup de moins bien n’est finalement pas venu. J’ai vécu la journée parfaite. J’ai couru les derniers 29 kilomètres de Saint-Affrique à Millau à 12,37 km/h de moyenne. Et j’ai amélioré mon meilleur temps sur l’épreuve de plus de 31 minutes ! Je tiens à remercier mes accompagnateurs, mon frère Raphaël, mon beau-frère Anthony et mes sœurs Bérénice et Eléonore.

Vous vous entraînez beaucoup moins que les ténors de la discipline et vous réalisez néanmoins d’excellents chronos. Cela démontre des aptitudes physiques exceptionnelles pour cette discipline.

Je m’entraîne en effet seulement le week-end. Je fais généralement 20 à 30 km le samedi et autant le dimanche à un rythme soutenu de 14 km/h. En comptant les quelques courses auxquelles je participe, je fais 1.700 à 2.400 km par an alors que les spécialistes font entre 6.000 et 8.000 km par an.

Comptez-vous vous entraîner plus pour progresser encore ?

Je n’ai pas prévu de faire beaucoup plus de kilomètres. Mais je vais m’inscrire à l’Athlétic-club saint-affricain afin de faire des entraînements encadrés avec des gens compétents. Je ferai certainement du fractionné pour progresser, ce que je n’ai jamais fait jusqu’à présent.

Vous serez au départ de l’édition 2016 ?

Oui.

Quel sera votre objectif ?

Passer sous la barre des 8 h. Dans un bon jour, je sais que j’en ai les capacités.

Propos recueillis par Bruno Aufrère